"Un zeste de folie, une pincée de sérieux, en toute simplicité"

Laëtitia Dorio 06 98 42 57 43

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Le bruit ou le silence, cela évoque-t-il une sensation agréable ou désagréable ?

Pour confidence, je suis ultra-sensible au bruit. Au point de dormir avec des boules quies, afin de m’assurer un sommeil sans interruption !

Je vous raconte mon expérience suite à la découverte du silence du désert marocain.

Après avoir quitté le vacarme de la ville de Marrakech, j’ai pris la direction du désert de M’Hamid El Ghizlane. J’ai rejoint mon ami Lahcen, un nomade de ce village. La première fois que j’ai été là-bas, j’y ai passé une seule nuit.

La deuxième fois, j’y suis resté trois semaines. Le silence était déjà là, et tous mes autres sens étaient aussi sollicités : visuel, olfactif, gustatif. Malgré tout, le silence a commencé à me séduire. Certains de mes amis en France m’ont demandé comment je l’avais vécu. J’ai compris grâce à nos échanges que le silence peut faire peur, gêner, voire même être source d’angoisse pour certaines personnes !

De retour chez moi, je n’aspire qu’à une chose :

Y retourner dès que possible. 3 mois après, me voilà à nouveau dans cette région et encore pour 3 semaines. J’ai bien l’intention de me nourrir de cette sensation qui m’a séduite. Le bonheur de ne rien entendre ! Ou au contraire, la chance de tout réellement entendre pour la première fois de ma vie.

Lahcen m’emmène encore à Erg Chegaga, un désert que j’appelle sauvage. Il faut 2 heures en 4×4 pour y aller. Puis, on retourne aussi à la dune des juifs. Petite dune certes, mais un paysage encore différent du reste. Assise en haut de la plus grande dune, je peux voir au loin, à droite les montagnes, et au loin à gauche des petites dunes parsemées de végétation. Derrière moi se trouve le paysage d’un désert de pierres. Il y a en ce lieu un silence reposant. Sachant quand même, que parfois, le son d’un aboiement ou d’un moteur de véhicule me parvient !

À une vingtaine de minutes du village, se trouve un coin rien qu’à Lahcen, dans lequel nous n’avions jamais été. Et là, waouh. Rien de rien. Ou plutôt juste le bruit de la nature. Pour la première fois de ma vie, j’entends le bruissement des ailes d’un corbeau, qui vole tout de même quelques mètres au-dessus de moi. Plus tard, à côté de moi, j’entends le discret scarabée qui expulse le sable avec ses pattes arrières pour faire son terrier. Je découvre aussi que lors d’une tempête de sable, en plus du bruit du vent, je peux entendre les grains de sable qui roulent. Et à d’autres moments, il n’y a rien. RIEN DU TOUT. Impressionnante sensation. Quel bonheur de vivre pleinement ce silence. Une expérience d’introspection, en pleine conscience, que j’ai adorée et trouvée extraordinaire. Je pense que ce ressenti, propre à moi, est à vivre au moins une fois dans sa vie. Il n’est pas évident d’en parler, de l’écrire, je crois qu’il est utile de le vivre pour le comprendre.

Voilà la raison qui m’a amené à créer des séjours dans le désert

Des immersions dans le désert. J’ai vraiment envie de partager ce silence, si doux à mes oreilles. ☀

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2 Commentaires

  • Bravo pour cette belle description des sensations que seuls les chanceux qui ont pu vivre une expérience dans ce désert peuvent ressentir. Vous décrivez parfaitement ce silence envoûtant. Je me retrouve dans vos mots et je vous remercie pour ça.
    Bien à vous
    Christophe

    • Merci beaucoup Christophe pour votre message. Eh oui, il faut le vivre pour le comprendre pleinement.
      Belle journée à vous.
      Laëtitia

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